Maraîchage et biodiversité

 

 

Objectif

 

Le projet « Evaluation des potentialités écologiques et économiques d’un modèle de polyculture verger-maraîchage-biodiversité en agriculture biologique (modèle permaculturel) sur petite surface » vise deux objectifs :

  • une estimation de la viabilité d’un emploi de maraîcher sur une petite surface ;
  • une mesure de l’impact d’une production maraichère sur la biodiversité des insectes.

 

Résultat

 

Au terme des deux premières années de culture, il apparaît que la viabilité économique d'une exploitation de maraîchage diversifié sur une petite surface est loin d'être garantie.

Cette conclusion doit être doublement mise en perspective.

D'une part, à cause de la durée de l'étude. Deux ans, c'est très peu, trop peu pour lancer une exploitation. Il est probable que les résultats s'améliorent au fil des ans.

D'autre part, les chiffres rejoignent assez largement les données disponibles pour l'ensemble des agriculteurs wallons. Les maraîchers ne seraient ni mieux ni plus mal lotis que les autres travailleurs du secteur. A la différence que les agriculteurs ont accès à des revenus sous forme de primes - liées aux surfaces cultivées - que n'ont pas les maraîchers.

Mais, par ailleurs, la conclusion de notre étude rejoint celle de deux thèses unversitaires, déposées pendant la durée de nos propres travaux : celle d'Antoinette Dumont, à l'UCL, et celle de Kevin Morel, avec l'INRA. Les deux chercheurs arrivent au même constat : le maraîchage bio diversifié sur petite surface exige un travail important (plus de 50 heures par semaine) pour un revenu limité (moins de 1000€ par mois).

Une autre recherche mérite maintenant d'être faite : comment développer des collaborations pour regrouper des forces, et atteindre un niveau de revenu et de vie plus confortable ?

En ce qui concerne l'autre volet de la recherche, les conclusions sont nettement plus réjouissantes : l'impact sur la biodiversité du maraîchage bio, diversifié, en petite surface et faiblement motorisé est positif, de manière significative. La diversité d'insectes que l'on constate sur l'exploitation rejoint celle de certaines réserves naturelles.

Vous aurez accès à l'ensemble des conclusions en téléchargeant le rapport final.

 

Activités

 

La recherche-action a consiste à :

  • installer et cultiver une surface d’un hectare, situé au sein d’une zone de monoculture, entourée de haies et plantée d’arbres fruitiers ;
  • commercialiser les récoltes à travers divers canaux ;
  • mesurer précisément les temps de travail ;
  • effectuer des relevés de la faune d’insectes.

 

Moyens

 

Le terrain de recherche est situé à Walhain, dans la propriété du projet Kampana, espace collaboratif destiné aux projets socialement innovants.

La force de travail est constituée de deux maraîchers à mi-temps qui progressent en tandem : Yannick Hostie, ayant plus de 25 ans d’expérience en maraîchage bio, et Jérôme Henreaux, jeune agronome.

Le projet dispose du matériel de base dont disposerait un maraîcher qui débute de manière professionnelle : petit outillage, motoculteur moyen, 3 serres, abri de rangement/espace de travail.

 

Partenariat

 

Dans sa phase de lancement, le projet est financé par la Wallonie. Il est mené en partenariat avec le Prof. Nicolas Vereeken et son équipe, de l’Université Libre de Bruxelles, et encadré par un comité scientifique. Ce dernier est composé de responsables agronomiques et de chercheurs, notamment du Centre wallon de Recherche Agronomique et l’Université Catholique de Louvain.

 

Référence

 

Le projet prend appui sur deux références :